A RECONSTRUCAO EM ANGOLA

La reconstruction à tout prix

"Le gouvernement nous a précipités dans la misère!", lance Fernando Joaquim, désignant les cabanes de tôle dans lesquelles 207 familles s'entassent depuis trois ans. Comme lui, plus de 20.000 habitants pauvres de Luanda en Angola ont été expulsés, dépouillés du jour au lendemain. Un matin de septembre 2004, la police a surgi dans le quartier de Kambamba II. "Derrière, il y avait les bulldozers. Ils ont tout détruit. Les gens fuyaient, on n'a rien compris", se souvient Quartim Bimbe, 41 ans. Sans avertissement, les expulsés ont été privés de tout, à l'exception "des vêtements qu'ils portaient sur le dos", explique Andre Agusto, président de l'ONG SOS Habitat qui défend les victimes d'évictions forcées.

Plus de 3.000 maisons ont été détruites à Luanda depuis le cessez-le-feu en 2002, selon SOS Habitat et Human Rights Watch. Ces modestes habitations avaient été édifiées par les déplacés fuyant la guerre civile (1975-2002), puis par les soldats démobilisés.

Le gouvernement construit à leur place des logements pour les classes moyenne et riche, afin de répondre à la demande croissante des entreprises internationales, mais aussi de les attribuer à ses fonctionnaires et aux privilégiés du régime.

Partout à Luanda, de nouveaux quartiers clos émergent à l'abri de murs d'enceinte, à mesure que les habitations "informelles" sont rasées. L'Angola a connu l'année dernière la plus forte croissance d'Afrique (17,6%), alimentée par le pétrole et la reconstruction du pays, deuxième producteur de brut du continent.

Pendant les 27 années de guerre, une grande partie de la population rurale avait émigré vers les villes, en particulier Luanda. Cet exode, joint à un taux de fécondité élevé, a fait exploser la population de la capitale, passée de 750.000 habitants à la fin des années 1970 à plus de trois millions en 2000.

Il n'existe pas de chiffre officiel en Angola, mais, selon SOS Habitat, Luanda compte aujourd'hui plus de cinq millions d'habitants.

Huit sur dix vivent dans les zones péri-urbaines, dont 90% sur des lots aux droits de propriété flous, achetés selon la coutume du témoignage ou simplement occupés parce que vacants, explique Pacheco Ilinga, de l'ONG canadienne Development Workshop.
Parce que la propriété n'est pas établie, les habitants n'ont droit à aucune indemnisation, reconnaît un responsable de l'administration angolaise, sous couvert de l'anonymat.

Le principal problème, estime Ilinga, est que les autorités n'ont "pas de politique d'urbanisation. Il n'existe ni la capacité ni la volonté de mener une telle politique, cinq ans après la fin de la guerre".

Lorsque les familles sont relogées, elles le sont très loin, jusqu'à 40 km du centre, dans des quartiers dépourvus de routes, d'égoûts, d'eau, d'électricité.

Les maisons détruites sont "souvent l'unique investissement de la famille pendant cinq, six ans", souligne Ilinga. "De pauvres, les gens deviennent extrêmement pauvres."

C'est parce qu'elles n'avaient plus rien que 207 des 368 familles expulsées à Kambamba II ont reconstruit sur place des cabanes de fortune, alors que s'érigeaient sur la colline les maisons et appartements de Nova Vida (Nouvelle Vie), réservés aux fonctionnaires.

Dans les quartiers rasés pour Nova Vida vivaient des soldats démobilisés des deux bords, de l'Unita (opposition) comme du MPLA (au pouvoir).

"J'ai combattu dans l'armée nationale. Pourquoi est-ce que d'autres ont une maison et pas moi?", s'insurge Joaquim Lucas, 41 ans, montrant le nouveau quartier où vivent de nombreux militaires: "Le colon a changé de couleur. Aujourd'hui, le colon est un Noir."

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Commentaires (1)

1. se o macaco tem medo do povo 09/06/2008

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Oh Angola pais corrompido aonde os seus

dirigentes são Incultos Alcoólicos e

Prostitutas onde os seus Corpo Defesa

recebem Grados, Patentes por terem Executado o seu psoldo Inimigo Imaginario

ou seus vizinho, amigos e famílias inteiras

para que a verdade não saia,(X).Oh Angola aonde

os seus

dirigentes adquirem "Nacionalidades" e diplomas falsos do estado

ou do estrangeiro, aonde muitos nem sabem

s'exprimir numa língua oficial sem ter ao

lado 1-2 interpretas oh muitas vezes com

o mesmo nível de línguistico que o seus

dirigentes lol imaginem

só o dialogo de surdo entre angolanos e os

homólogos

estrangeiro, oh Angola os teus filhos estão

com Fome, Doentes, Desesperados,Revoltados

com a Boca Cozida (X) pela ditadura , só

deixam-nos os olhos como libertade para

chorar,essa

revolta e é com muita tristeza, desaparo
desarmatos que vamos assistido os desfilos de

casamentos e treino de vida do bem estar dos

filhos dos nossos

ditadores que nos governo entre dois aviões

gastando o dinheiro do povo Angolanos nas

capitais occidentais, América e Asia.

enquanto os ditadores pagam casas secundarias e ofereçem

entre 20.000$-40.000$ por ano a escola

ou universidade dos filhos no estrangeiro... em

Angola

1000.000 crianças sofrem e morrem por dia de

fome,sede e de doenças.Oh angola isto com faz

precisamente 33 anos que os teus filhos

sentem odio e

vergonha de te chamarem Mae.os nossos kotas

cometeram o maior erro dar corrida os pula

foi sem contar que o Nazismo nao tem car nem

cor por prova estamos a 33 anos sobre a

ditadura destes macacos!

oh kotas voçes trocam para pior que os nos

avos pulas vé que sem eles continuamos a ser

de bons escravos.(X) nao vou meter a minha

signatura para ser inocente.Ao nome da

Democraçia (vote,votam para stopar a mais 33

anos de ditaduras e por alimentaçao os

armamentos!!!) se o macaco tem medo do povo

que compre un cao

nem os autros macacos admetiriam-lhe na

selva este ladrao!

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